"Jardin Mental": menace ou aubaine pour les psychologues ?
Retour au blog

"Jardin Mental": menace ou aubaine pour les psychologues ?

En 2 mots

Loin d'être une menace, l'app « Jardin Mental » est une opportunité pour le psychologue. Intégrez-la pour déléguer la psycho-éducation, obtenir des données de suivi objectives entre les séances et la positionner comme un premier pas efficace vers une thérapie en cabinet.

Résumé

L'arrivée de l'application « Jardin Mental », promue par les institutions pour l'anxiété et le stress, suscite l'inquiétude chez de nombreux psychologues : concurrence, perte de sens, gadget inutile ? Pourtant, cette innovation représente une réelle opportunité. Selon assistantpsy.fr, loin d'être une menace, un outil comme Jardin Mental peut devenir un puissant allié s'il est utilisé stratégiquement. Cet article vous dévoile 3 façons concrètes de l'intégrer à votre pratique pour enrichir vos suivis, optimiser votre temps et renforcer votre positionnement.

Faut-il vraiment craindre "Jardin Mental" ?

La sortie de l’app « Jardin Mental » — promue par nos institutions et pensée pour le stress, l’anxiété, la psycho‑éducation — fait grincer des dents. Chez plusieurs psychologues libéraux, la crainte d’une concurrence déloyale ou d’une perte de sens du métier n’est pas qu’un simple bruit de couloir.

Pourtant, comme je m’appelle Julie et que je crois aux surprises de la digitalisation, je vous propose de transformer cette nouveauté en levier stratégique pour votre pratique.

1. Déléguer la psycho‑éducation sans perte de contrôle

Dans notre quotidien, combien de temps passons-nous à « débunker » les croyances farfelues lues sur des forums ou TikTok ? Trop.

En recommandant « Jardin Mental » à vos patients, vous offrez une ressource fiable, validée, scientifiquement fondée, entre les séances. Plus besoin de repartir de zéro en séance : le patient trouve des réponses sérieuses (et non anxiogènes) à ses questions en autonomie.

Cela libère un temps précieux pour avancer ensemble sur le cœur du travail thérapeutique, et, accessoirement, vous épargne la répétition du fameux « non, la dépression ne se soigne pas avec… du magnésium et des affirmations positives ». C’est aussi une posture proche de celle qu’on détaillait, déjà, pour l’arrivée de "Minds" en cabinet.

Petit bonus : recommander l’app vous positionne comme praticien à la page, sachant s’appuyer sur des outils récents mais validés.

2. Un appui objectif pour le diagnostic et le suivi

Vous connaissez le syndrome de la page blanche au début d’une séance ? Le fameux : « Comment s’est passée votre semaine ? » — et la réponse vague ou oubliée qui suit…

Avec « Jardin Mental », les patients tracent eux-mêmes leur humeur, leur niveau de stress, répondent à des questionnaires validés, le tout accessible à tout moment. En recueillant (avec leur consentement !) ces données directement issues de leur vécu quotidien, vous disposez de points de repère concrets pour l’anamnèse et le suivi.

C’est un allié, pas un espion : vous restez maître de l’usage, en valorisant ce passage d’une impression générale à des faits tangibles. Cela raccourcit le flottement de début de consultation, objectivise la progression, et donne plus de place à l’analyse.

Cette démarche fait écho à notre article sur "Mon Soutien Psy" et la valeur du tri technologique. Le digital, bien piloté, c’est du temps gagné, pas du soin perdu !

3. Transformer l’app en « sas d’entrée » vers la thérapie

Le vrai risque ? Que les patients imaginent que l’appli suffira à tout régler. À vous de leur rappeler — sans jouer la carte de la peur, promis — qu’un outil numérique ne remplace pas la relation thérapeutique.

"Jardin Mental" aide à repérer ses difficultés, à sortir du flou, à oser mettre un mot sur un malaise. Mais, (parole de Julie !) dès que la souffrance devient tenace, que les automatismes de l’app n’y suffisent plus, la rencontre, l’alliance, le suivi par un professionnel font toute la différence.

Positionnez-vous comme celui (ou celle) qui prend la main lorsque l’outil touche ses limites. L’app oriente, vous accompagnez. L’outil objectivise, vous contextualisez. C’est là que votre valeur ajoutée prend tout son sens !

Pragmatisme : comment s’approprier ce nouvel outil ?

Recommandez spontanément "Jardin Mental" à des patients en début de démarche ou en demande psycho‑éducative. Proposez d’apporter en séance les indications recueillies par l’app : humeur, stress, questions récurrentes.

  • Fixez ensemble les limites de l’usage : retour sur les résultats, mais recentrage sur la relation thérapeutique.

Pour finir, souvenez-vous : la digitalisation de la santé mentale est une vague qui ne va pas s’arrêter. Mieux vaut surfer dessus, même maladroitement, que replonger dans la méfiance.

Et si vous souhaitez plus d’astuces pour intégrer le digital à votre quotidien, ou découvrir nos outils (on reste discrets, promis), passez voir assistantpsy.fr.

"Jardin Mental": mot-clé du renouveau pragmatique ? À vous de jouer !

SectionMessages clés
Psycho-éducation déléguéeRecommander l'appli pour fiabiliser l'information et dégager du temps de séance.
Diagnostic & suiviS'appuyer sur les données de suivi pour objectiver le ressenti et enrichir l’anamnèse.
Sas vers la thérapieL’appli facilite la prise de conscience, mais la thérapie reste indispensable au traitement de fond.
Conseils pratiquesIntégrer l’appli comme relais, tout en restant le référent de la relation thérapeutique.